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Cette
coline n'est jamais vraiment silencieuse

Cette recherche se situe dans la continuité du travail entamé par  Gabriel Plante en tant que metteur en scène dans le cadre du spectacle Le Cid.   À l’été 2017, le metteur en scène avait passé plus d’un mois à Gatineau dans le centre d’artiste Axenéo7 afin de développer une technique de jeu et d’improvisation qui travaille une communication sensible abstraite.

Cette démarche produit un théâtre qui en appelle d’abord aux sens en travaillant la fonction poétique du langage et du corps. Nous créons des situations dramatiques non pas par des enjeux relatifs au «Dialogos », ou entretien philosophique, mais par un état de présence scénique, et, un langage réduit presque seulement à sa phonétique.  Chaque mot, chaque vocable devient donc un territoire d’improvisation pour les acteurs. Le passage d’un phonème à l’autre devient l’opportunité d’une situation dramatique.  Dans ce théâtre, la réplique : « Viens-ici » peut durer quinze minutes et être prétexte à implorer, venger, détruire, aimer ou bien vivre un deuil.

Pour ce spectacle, nous voulons nous inspirer librement du mythe de Sisyphe. Ce Sisyphe, qui roule absurdement sa roche aux enfers, permet le terrain sémantique idéal pour notre recherche. Si l’action dramatique est simple, la charge émotionnelle et les micro-situations qu’elle soulève sont fortes et porteuses de sens. Ce mythe nous permettra d’observer, par l’effort incessant d’une multitude de Sisyphe, les milliers de tentatives pour déjouer un monde absurde en rendant une signification aux gestes et au langage.  Une signification qui passe par une autre communication que celle de l’intelligible, celle du  sacrifice et de la cérémonie.  

 

Le spectacle aura lieu lors de la saison 22-23 du Théâtre La Chapelle. Cependant la période de recherche commencera dès le mois de mai prochain. Pour protéger notre équipe face à la propagation de la Covid-19 et pour être au plus près de nos visées artistiques, nous avons établi un partenariat avec le Collège Bourget de Rigaud pour une phase de recherche en extérieur au sanctuaire Notre-Dame de Lourdes. Ce sanctuaire juxtapose une série de clairières entièrement couvertes de moraines, ces amas de débris rocheux érodés et transportés par le passage d'un glacier. Ce lieu accidenté et fascinant devient un terrain scénographique riche qui saura alimenter l'exploration en répétition.

Écriture scénique + mise en scène

Gabriel Plante

Conseiller dramaturgique

Félix-Antoine Boutin

Scénographie

Odile Gamache

Lumière 

Julie Basse

Musique

Christophe Lamrache-Ledoux

Direction de production

Emilie Martel + Catherine Commeau